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Mai 27, 2013 - WHISPER

Hermès x Ryan McGinley

Parmi les avantages journalistiques dont les rédactions ne se lassent pas - et dont je raffole ! -, découvrir des dossiers de presse aux allures de chefs d’œuvre visuels est sans conteste l’un des majeurs. Si bien que lorsque j’ai reçu la mise en lumière du nouveau parfum d’Hermès « Jour », je n’ai pu résister à l’envie que vous faire voyager à mes côtés au grès des images.



La lumière est symbole d’espoir, de confiance, de renaissance.
Elle est encouragement à vivre et à célébrer la vie.
Hermès, pour « Jour »




Ayant fait appel au photographe new-yorkais Ryan McGinley, la maison à la calèche nous emporte une nouvelle fois dans une envolée chimérique et d’une poésie sans nom. Et pour cause ! La crème de la scène artistique et mode s’est unie autour de cette nouvelle fragrance réalisée par le nez Jean-Claude Ellena. Véritable ode à la féminité, le parfum se veut être une relecture masculine de l’emblématique « Terre » d’Hermès et est dotée d’une composition abstraite et mystérieuse ne faisant qu’accroître sa désirabilité. S’articulant entre gardénia et pois de senteur -soit l’ensemble du répertoire floral-, les extraits de fleurs tantôt sauvages et délicates ne forment plus qu’une seule et même essence. Raffinée. Sophistiquée. Côté packaging, le flacon aux lignes subtiles et épurées a été imaginé par le créateur-chausseur Pierre Hardy qui ...

Mai 22, 2013 - MUS[IQU]E

Monocles & Slezz Feat Tantra Zawadi, Dana Byrd - Only Love ( IndySoul SoulBreeze Mix )


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Mai 21, 2013 - RENCONTRES - WHISPER

Sur les traces de Pierre Terrasson

Alors que l’exposition de son ouvrage « Backstage » illustrant le Rock des années 80 a pris fin, Pierre Terrasson est à l’honneur à la Galerie SpArts. Au programme ? Deux années de sa vie dictées par l’innocence et l’ADN séduisant d’une Vanessa Paradis alliant son jeune âge aux prémices de sa métamorphose en divine idole. Immersion.



« Salut les filles, suivez- moi… ». Aubervilliers, avril 2013.
Après une trentaine de minutes de trajet, les immeubles haussmanniens sont troqués contre un paysage urbain, brut. Traversant les bâtisses gigantesques, nous précédons le 1 mètre 80 de charisme dévorant au regard bleu océan et lointain. Pierre Terrasson. L’un des photographes français que l’on ne cite plus. Celui pour qui le Rock des années 80 fut une religion, le chant des muses des hymnes cinglants allant de Depeche Mode à The Cure sans oublier la poésie de Bashung. Puis, après quelques minutes de marche, la porte s’ouvre et nous réchauffe du vent printanier, vestige de l’hiver glacial. Bienvenue dans sa Factory. Franche et indéniable, puissante. « C’est ici que j’ai shooté les plus grands. Ils arrivaient en taxi dans la cité. Ça les faisait marrer les gars quand ils voyaient débarquer les Run DMC, Higelin ou les Rita Mitsouko ». Yeux ébahis, nous découvrons l’antre du pape de la photographie destroy, celle qui prend aux tripes…

A l’époque, les adeptes d’immortalisation sur papier baryté juxtaposent les jobs : entre créateurs de scénographie et mitrailleurs de spontanéité. La preuve en est. Dans son atelier aux allures de capharnaüm arty, les bobines de tôle ondulée flirtent avec toiles et objets en tous genres à l’instar d’animaux empaillés ou d’accessoires atypiques à l’identité imperceptible. Le charme opère. Des scènes d’antan se bousculent dans nos esprits tels des mirages anthologiques, et, autour de nous les murs semblent avoir gardé les empreintes d’une période révolue.
On se dirige tous les trois à l’étage. Clope au bec, nous servant un café, l’histoire débute. Sa voix est rauque, son vécu impressionnant, imposant. « J’ai commencé à prendre des photos dès l’âge de 16 ans car j’ai eu la chance d’avoir un studio au sein de notre grande maison de Colombes. Je mitraillais les potes […] un jour j’en ferai une expo ». Mais c’est à l’aube de sa trentième année que tout bascule. Après avoir fait ses armes aux Beaux Arts et vagabondé à Berne, en Suisse, où il s’adonne à l’Art pictural et aux méandres de la mosaïque, Aubervilliers devient son néo QG.
Les années 80 retentissent et exemptent les lisses et sages Yéyés pour laisser place au Rock. Au vrai. Avec de l’authenticité en intraveineuse côtoyant les paradis artificiels, le tout au rythme la musique avec un grand M...

Mai 17, 2013 - MODE

Shooting x David Prat





Mai 15, 2013 - RENCONTRES - MODE

« Le Gramme », l’élégance au masculin

Ils sont deux & ne forment plus qu’une entité avec « Le Gramme ». Duo de charme et de choc, Adrien Messié & Erwan le Louër comptent bien parer vos poignets d’une touche sobre et épurée, terriblement racée et empreinte de pureté. Rencontre entre virilité & poésie...

A peine le seuil franchi, leur complicité ravageuse séduit, les créations subjuguent et fatalement « Le Gramme » s’inscrit telle une évidence manquante à l’univers masculin. Adrien Messié & Erwan Le Louër. L’un a fait ses armes chez Andrée Putman, l’autre est le fondateur de la marque de joaillerie éthique JEM. De leur rencontre découle Le Gramme, maison d’accessoires pour Lui. Premières créations enfantées de cette alliance portée par l’esprit du raffinement, d’un souci du détail certain et d’une sensibilité aux matériaux revendiquée, les bracelets en argent 925 & en or rouge 750 recyclés sont d’une finesse et précision extrêmes. Made in France. L’atout charme ? Un minimalisme maitrisé avec panache permettant à la gente féminine d’accaparer ces rubans de la sphère masculine sans modération. Le plus ? Seul ou accompagnés, ils se portent et s’emportent dans votre quotidien avec légèreté. De 7 à 41, il ne vous reste plus qu’à choisir votre grammage. Nous, c’est déjà fait. Must-have.




« Chaque référence est désignée par son grammage ;
Chaque grammage donne naissance à un modèle »


Comment vous-êtes vous rencontrés ?

Adrien : Nous nous sommes rencontrés à la soirée « Construction » au Palais de Tokyo que j’organisais, bien que nous nous soyons déjà croisés un an auparavant. J’avais ce projet en tête et lorsque j’ai soumis l’idée de la création d’une marque d’accessoires pour homme à Erwan qui fut immédiatement conquis. Une semaine plus tard nous commencions cette nouvelle aventure.

Erwan : Nous avons tout circonscris en un seul et même projet !

Comment vous est venue l’idée de créer Le Gramme et de miser sur un esthétisme aussi minimaliste ?

Adrien : Ça s’est fait naturellement. J’aimais cette notion de ruban argenté plutôt simple. J’y ai vu une finalité qui pouvait plaire aux gens. Nous sommes allés voir un orfèvre qui a confectionné des bracelets de différentes tailles (S, M et L) et de différentes largeurs. Au moment de choisir, l’artisan nous a demandé de régler une partie en fonction du temps passé, et une partie en fonction du poids de l’argent, sachant qu’il partait d’une tige de 25 centimètres qu’il coupait de part et d’autres et qu’il gardait le reste d’argent non utilisé. Cette idée de poids de bracelets est restée dans la conception du projet et nous avons décidé de choisir l’appellation de chaque bracelet en référence à son grammage. Puis, en extrapolant nous avons baptisé notre marque « Le Gramme ».

Vous avez tous les deux des backgrounds professionnels chargés et variés, Adrien notamment aux côtés d’Andrée Putman et Erwan en tant que fondateur de la marque de bijoux JEM. Quel a était l’apport de vos expériences pour « Le Gramme » ?

Erwan : Ce qui est certain, c’est que nous sommes totalement complémentaires. Etant donné que pour l’un comme pour l’autre « Le Gramme » n’est pas notre premier projet, nous avons acquis une précision et savons exactement ce que nous voulons. Nous sommes très intègres et on ne laisse pas de place au compromis, aussi bien sur l’esthétisme que sur la globalité. Entre l’expérience d’Adrien dans son parcours et moi avec JEM, il faut avouer que nous avons une facilité d’un point de vue logistique ainsi que sur la mise en place de nos créations. Nous avons une réelle confiance mutuelle et au-delà d’être unis par notre complémentarité, on s’est rejoins dans un soucis du détail commun.

Adrien : Et sur l’univers de l’homme car il y a hélas bien trop peu d’offres ! Même si cette première collection est basée sur le bijou,  « Le Gramme » se veut être une marque d’accessoires avant tout. De prime abord les bijoux nous ont réunis, notamment grâce à l‘expertise d’Erwan. En discutant et en élaborant le projet, nous  ne nous sommes fermé aucune porte, bien au contraire. Nous irons dans d’autres univers dédiés à l’homme, pouvant se faire accaparer par les femmes à partir du moment où se sont des génériques ou des basics. Pour te donner un ordre d’idées 35% de notre production est vendu à une clientèle féminine...

Mai 13, 2013 - MUS[IQU]E

Ben Sun - Your Footprints


Mai 10, 2013 - MODE - WHISPER

Quand Dior & l’impressionnisme s’exposent

D’Auguste Renoir à Monet en passant par Edgar Degas, les peintres du mouvement impressionniste n’ont eu de cesse d’influencer Christian Dior. C’est de cet amour que l’exposition « Impressions Dior » s’inspire pour ce nouvel épisode du 4 mai au 22 septembre 2013, encore et toujours à Granville, ville d’enfance du pape de la Haute Couture. Là où la légende commença.



Raf Simons, Paris 2O12

C’est au sein de la maison de son enfance, à Granville, que tout a débuté pour Christian Dior. Grandissant au cœur de la Basse Normandie d’antan, le « couturier impressionniste » y développe sa fascination pour les fleurs, prémices de sa signature mode. La faute à sa génitrice, Madeleine, amoureuse des jardins de sa villa « Les Rhums » dont elle choie muguets, roses et autre florilège floral. Cette passion contagieuse s’inscrira dans la créativité de Christian Dior tout au long de sa carrière. De la robe « Tulipe », pièce maîtresse de la collection Printemps-été 1953 à la robe du soir « Cléo de Mérode » dûment inspirée des Coquelicots de Monet qui défila en 1997. Mais pas que. En 2007 le défilé Haute Couture Automne-hiver se veut être un véritable hommage à ce mouvement dont les noms évocateurs des modèles virevoltent entre « Anna Mikhaylik Inspired by Seurat », « Angela Lindvall Inspired by Monet » ou encore « Alexandra Agoston Inspired by Boldini » tandis qu’en 2012 Raf Simons inaugure sa première collection signée Christian Dior faisant évoluer ses femmes-corolles dans un décor serti de millions de fleurs.

Organisée dans le cadre du Festival Normandie Impressionniste 2013, l’exposition « Impressions Dior » met en regard plus de 70 robes siglées CD...

Mai 10, 2013 - MODE

Shooting @ Galerie Jonas Fernando Pires

 




Mai 07, 2013 - RENCONTRES

Bavardage autour du tatouage - Marty Degenne

Il l’a dans le sang, dans la peau. Rencontre à la pointe de la piqure d’encre de Chine avec le tatoueur Marty Degenne.



Lové dans la rue Keller avec ses stands de fringues résolument rock dansant sur le parquet brut, Landscape Rockshop n’a rien d’une simple boutique. Fondée en 2007 par trois adeptes de sports extrêmes, de guitares cinglantes et de mode assimilée à ses milieux, l’espace ajoute depuis peu une nouvelle corde à son arc et pas des moindres. Dans le sous-sol du shop, feu le showroom a troqué ses portants aux tendances émergentes pour laisser place à Marty Degenne. Jeune tatoueur & -accesoirement- chanteur à la rage ravageuse du groupe Early Seasons, le bellâtre y a installé son propre salon où encres indélébiles et aiguilles fines côtoient l’aura du monde du tatouage. Une immersion dans ce microcosme artistique dont le corps est roi & où la symbolique flirte avec l’esthétisme au détour des mœurs et des civilisations. Un conseil ? Ne vous fiez pas à ses jeunes années, Marty a tout d’un grand.



Peux-tu te présenter et nous expliquer comment t’es venu la passion du tatouage ?

Marty, 22 ans et je pique depuis 2 ans et demi. La passion du tattoo m’est venue dès mon plus jeune âge, à partir du moment où j'ai eu la notion de l'art et du dessin. J'ai retrouvé des photos de moi en train de dessiner, le corps recouvert de tatouages Malabar, je devais avoir 8 ans et je trouve ça assez représentatif de mon amour pour l'art  et déjà de mon attirance pour le tatouage ! J’ai le souvenir d’un cours de mathématiques dont je m’étais fait virer parce que je m'étais dessiner tout le bras avec des feutres. Ado je ne savais pas vraiment vers où m'orienter, j'étais plutôt plongé dans le monde des sports extrêmes mélangeant skate, surf et bmx. Je rêvais de devenir pro mais la réalité en France m'a rattrapé et j’ai réalisé que c’était rare d’en vivre. A côté je dessinais constamment, puis un soir en rentrant je me suis dis « pourquoi ne pas chercher une profession dans le domaine artistique ? ». Le tattoo fut alors une évidence. J'ai eu la chance de faire un apprentissage en banlieue chez un ami qui m’a appris les bases. Ensuite, je me suis mis à bouger et à découvrir d’autres styles.

Quel est le premier tatouage que tu as fait ?

Le premier tattoo que j'ai fais était le remplissage d'un vieux tribal qu’avait mon maitre d'apprentissage de l'époque.
Pour la petite anecdote, j’étais tellement stressé que j'ai piqué au moins 30 secondes sans mettre d'encre ! Puis, je me suis fais des petites pièces sur les cuisses et j'ai tatoué mes parents.

Parmi les tatouages que tu as fait, quel est celui dont tu es le plus fier ?

Il n'y en a pas un en particulier dont je sois le plus fier. Je fais très attention de ne pas me reposer sur mes acquis, je ne suis jamais complètement satisfait de mes tattoos car ce milieu t’oblige à être constamment en évolution, il faut perpétuellement se remettre en question pour avancer. Donc à chaque fin de tattoo que je peux trouver "cool" je me dis toujours " tiens j’aurais pu faire ça, ou ça ". A part peut être symboliquement ceux que j’ai fais à ma famille.

Pourrais-tu qualifier ton style de dessin, de traits ?

C'est une question plutôt compliquée… Moi-même j'ai du mal à l’expliquer. A mes débuts j’aimais le « old school » mais plus j’évolue, plus je travaille, plus je vais vers un style que je pourrais qualifier de « neo trad »...

Mai 06, 2013 - WHISPER

Quand le N°5 de Chanel enivre le Palais de Tokyo

N°5 de Chanel mais résolument 1er dans le monde olfactif, le jus mythique de la maison aux C entrelacés s’expose au Palais de Tokyo du 5 mai au 5 juin 2013. De quoi se laisser embaumer par l’aura de Coco & distiller des secrets jusqu’alors dissimulés… Décryptage.



« Un parfum artificiel, je dis bien artificiel comme une robe, c'est-à-dire fabriqué. Je suis un artisan de la couture. Je ne veux pas de rose, de muguet, je veux un parfum qui soit un composé ». Paris, 1921. Veuve d’amour de son histoire passionnelle avec Arthur Capel allias Boy, Gabrielle Chanel fait appel à Ernest Beaux pour enfanter sa nouvelle création, ultime consolation. Ça sera un parfum. Le premier. Mais pas n’importe lequel « un parfum de femme à l’odeur de femme » comme elle aimait le qualifier. L’ancien nez de la cour des tsars de Russie (rien que ça !) proposa alors deux séries d’échantillons à la créatrice allant de 1 à 5 et de 20 à 24. Au premier effluve, elle le choisit. Ça sera le 5ème.


 Marilyn and N°5 - Inside CHANEL

Plus de 8 décennies plus tard, le jus devenu emblématique de la maison Chanel s’offre une rétrospective sous l’œil acéré de Jean-Louis Fremont - commissaire des précédents volets de CULTURE CHANEL -. Ayant d’ores et déjà dévoiler les prémices de l’exposition à travers les vidéos « Chanel N°5 – Pour la première fois » et « Marylin and N°5 » en novembre dernier, « N°5 CULTURE CHANEL » s’articule autour d’un jeu de correspondance mettant en exergue les liens de la fragrance à son époque d’avant-garde...

Avril 26, 2013 - WHISPER

Bon appétit avec Cuistance !

Fondé par le duo d’épicuriens Charles-Etienne Prétet & Lyor Medioni, Cuistance vous propose une table contemporaine et intimiste, relevée et racée. A vos couverts.



Si l’étymologie du mot « Cuistance » vient de l’argo français « bonne bouffe », il est aussi (et surtout !) la conjonction des mots cuisine et élégance. Imaginé par deux aficionados de gastronomie, le restaurant côtoyant les plus belles adresses de la capitale en matière d’art culinaire, va devenir sans conteste la terre d’asile des mangeurs compulsifs. Décryptage ... alléchant !

Le concept ?
Faire saliver vos papilles à travers des relectures de produits nobles issus de la gastronomie française. Avec une carte évolutive créée par le Chef Henri Serge Manga, Cuistance opte pour des plats à petite échelle quantitative mais à grande échelle gustative.

Le but ?
Partager et échanger autour de saveurs revisitées à l’instar d’un pressé de foie gras aux oignons et piments doux accompagné d’une gaufre ou d’une religieuse art nouveau à la crème de marron et aux mures.

L’atmosphère ?
Un savant mélange de rétro et de modernité, le tout saupoudré par l’art de recevoir des hôtes de choix, ce « néo-bistrot industriel » allie convivialité branchée et plaisirs culinaires assurés.

Notre coup de cœur ?
Les ravioles de champignons, girolles sautés et écume de vieux parmesan. Un délice !

Un avant-goût en images.


Rémoulade de crabe à l'aneth, petits légumes croquants, croustillants de filo

Avril 25, 2013 - MUS[IQU]E

Rhythm & Sound - Truly (Vladislav Delay Remix)


Avril 24, 2013 - MODE

Ambas se [dé]voile

« La simplicité est la sophistication suprême ». Tel est l’adage signé Léonard de Vinci, que la créatrice italienne Sophie Galeras y Mollinedo s’est approprié comme maîtres mots de ses collections. [Dé]voilage.

Créée en 2004, la marque Ambas est silencieusement sensuelle et fatalement féminine. Et pour cause. La griffe « made in Italy » a de la légèreté à revendre & du romantisme en intraveineuse. Entre gaze de coton organique et cachemire pur tissé à la main, l'enveloppe tant corporelle que  vestimentaire se confondent pour créer une silhouette sibylline sous l’égide de Sophie. La collection Ambas Printemps-été 2013 illustre cette notion avec brio. La créatrice mise sur des pièces aériennes aux découpes épurées, dont les teintes pastels reflètent la tendance chromatique de cette saison estivale.  Envolée stylistique avec volupté.

Avril 23, 2013 - RENCONTRES - MODE

Les menottes de Gustav Framboise #joaillerie

C’est niché au cœur du Pigalle chargé d’histoire avec un grand H que le fondateur de la marque française Gustav Framboise nous a ouvert les portes de son univers. D’un minimalisme racé & d’une éthique revendiquée, les créations unisexes se révèlent intemporelles & résolument modernes. Éclairage.



Qui est Gustav Framboise ?

Gustav Framboise est une marque de bijouterie & joaillerie typiquement parisienne fondée en 2010. Lorsque je l’ai créée je voulais avoir la possibilité de m’exprimer librement tout en conservant l’éthique et le respect du bijou et des matières, de l’artisanat et du savoir-faire. Avoir la possibilité d’appliquer ce que j’avais en tête, pas forcement une idée d’une précision extrême mais tout en étant à contre-courant.

Quels sont tes processus de création ?


Je n’ai pas de processus de création prédéfini. A vrai dire je trouve plus simple d’appliquer directement sur la matière que sur le papier. Pour la première collection baptisée « Héritage » dont les menottes sont les pièces maîtresses, je suis parti d’une vraie menotte et c’est l’affinage qui me permet de réaliser un modèle unique. Si de prime-abord la menotte évoque le milieu carcéral, l’enfermement et s’inscrit dans des objets dénués de beauté, la relecture que Gustav Framboise en fait évoque davantage l’idée de couple et de lien. Le point d’honneur est sur la conception et l’esthétique du bijou.

Quelles sont tes principales sources d’inspiration ?


L’architecture, la musique, l’Histoire, l’étymologie, sans compter tout ce qui se rapporte à l’Art. Tout ce qui nous entoure est source d’inspiration, des formes à la nature en passant par des rencontres, mais je pense qu’il serait dommage de se limiter à quelques thèmes...

 

Avril 15, 2013 - RENCONTRES - MUS[IQU]E

L’idylle du vinyle - Betino Errera

Telle une Madeleine de Proust auditive, le vinyle est une empreinte. Celle d’un souvenir, d’une époque, d’une émotion. Né en 1948 aux États-Unis, il fut de tout temps l’apanage des puristes de musique. Et l’est toujours. Incontestablement. Avec ses aigus d’une précision extrême et sa gamme de fréquences élevée, le microsillon subjugue, capture. Betino Errera en a fait son métier. Au cœur de l’effervescente Bastille, il ouvre son magasin de disques en 1999 offrant une sélection éclectique allant de la Soul au Funk, de la House au Hip Hop. Refuge des audiophiles, Betino’s Record Shop regorge de galettes noires neuves ou d’occasions. A peine le seuil franchi, l’atmosphère se cristallise et la musique prend vie entre maxis réédités de J Dilla et Scott Grooves, albums originaux de Soul Jazz signés Roy Ayers, Lou Donaldson ou James Brown & derniers EP des labels Vibes & Pepper, Mahogani Music ou encore My Love is Underground qui a notamment relancé la Deep House en France & ailleurs. Trêve de mots, rencontre avec Betino.










Quel a été ton parcours pour arriver jusque dans le milieu de la musique ?

Mon parcours est assez classique. J’ai fait des études scientifiques à la fac de Jussieu mais en parallèle j’étais amoureux de la musique. J’achetais beaucoup de disques chez les disquaires de Saint Michel et des Halles où je passais la plupart de mon temps. En 1986, mon cousin Gilbert  et moi avons commencé à travailler chez Radio Pygmalion (Boulevard Sébastopol) qui était un magasin de disques assez généraliste et traditionnel à l’époque. Nous y avons développé l’import et principalement le début de la House Music, du Hip Hop ce qui nous a poussé à être en relation avec des distributeurs et des importateurs pointus dont Karamel. La machine était lancée et c’était comme si nous avions fait ça toute notre vie.

Comment t’aies venu l’envie d’ouvrir ton propre magasin de disques ?

En 1988 Karamel propose de m’embaucher, proposition tout de suite acceptée. Les boss se nommaient Édouard  et Gérard, on les appelait « les Blues Brothers de l’import ». Tout en nous spécialisant de plus en plus  dans l’import/export, nous avons développé en France la distribution de labels tels que Inflamable (DJ Cam), Yellow Prod, Big Cheese et d’autres. Nous avions aussi licencié plusieurs catalogues de disco funk tel que Prélude Records -équivalent à SALSOUL-. Au début des années 90 l’Acid Jazz fonctionnait bien, nous recevions beaucoup de maxis d’Angleterre pressés en petites quantités. De ce fait nous avons décidé de faire nos propres compil "GROOVY TRAIN" en licenciant justement certains titres qui étaient très vite introuvables. Cela nous a permis de grossir notre catalogue et ainsi mieux développer l’export. Concernant l’import nous mélangions les genres entre nouveautés Hip Hop, House, Nu Soul, Jazz, Disco Funk (les classiques des années 70 et 80) que nous revendions ensuite aux magasins de disques français (il y en avait beaucoup à l’époque), nous fournissions aussi toutes les FNAC de France ainsi que les Virgin. Mon collaborateur, Xavier, avait aussi un rôle important car nous nous partagions les clients. Nous avons lancé le Klub Karamel (ouvert au public) où nous avons vu passer à l’époque Laurent Garnier, DJ Deep, Dee Nasty, DJ Damage (Jazz Liberatorz), Loic et DJ Gilb’r (Radio Nova)… Bien plus tard, nous avons ouvert un magasin au public  qui nous a  permis de fédérer et fidéliser une clientèle. Je quitte Karamel en 1998 et quelques mois plus tard j’ouvre Betino’s Record  Shop. En parallèle, je développe le label « Straight Up ! » ce qui m’a permis de sortir plusieurs maxis Deep House et Nu Jazz. Aujourd’hui l’esprit du magasin est toujours intact, et le mélange des genres toujours aussi présent. Le plus important étant  que la personne qui vient acheter du Hip Hop puisse repartir avec un vinyle de House, de Jazz, de Soul ou de Funk et inversement.

Ton premier vinyle ?

J’avais 13 ans, c’était le 45t « Sex Machine » de James Brown, la version plus funky de 1975 mais aussi « Bohannon’s beat » de  Bohannon...

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